Keray
L'idée de créer de la musique électronique m'est venue d'une manière unique. J'ai une culture Jazz très approfondie. J'ai connu des périodes où je voyageais loin et où je me retrouvais souvent dans des situations complexes de dépaysement. On peut parler d'une forme de tropisme où j'ai connu un dérèglement très certain de mes sens mais quinze ans auparavant, quelque chose s'était vraiment déroulé...
J'ai commencé à faire de la musique après la peine que j'ai ressentie quand les actes de terrorisme ont été commis en France avec la douloureuse mémoire des actes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Ma réaction était sensorielle, une forme de réaction sensorimotrice à créer de la musique instinctive avec comme point d'ancrage créer, créer et encore créer, dans l'association de "sons" libres pour susciter l'écoute et la curiosité.
Mes influences ont été et sont les suivantes: Mort Garson, Brian Eno, Gigi Masin, Joseph Shabason, Ana Roxanne, Vive la Void, Kali Malone, Kara-Lis Coverdale mais aussi Morcheeba, Byork, Hooverphonic...
Le jazz que j'avais l'habitude d'écouter était celui des siders contrebassistes tels que Dave Holland, Paul Chambers, Ron Carter, Ray Brown, ... et d'autres musiciens de jazz que je considère comme étant les plus grands par leurs discographies (Kenny Barron, Miles Davis, Keith Jarrett... ),les siders contemporains et l'ensemble Weather Report.
Du côté lyrique, j'ai été inspiré par l'irrationnel, ce qui m'a poussé à écrire plusieurs livres et audiobooks où je me suis laissé aller à créer la poésie d'un monde inexploré, réel et idéal en même temps, une poésie de la galaxie temporalisée par l'ignorance, l'insouciance, la naïveté et même l'incertitude d'une présence de vie dans l'univers.
J'écris des histoires, des essais qui se basent sur l'inexpérience de la connaissance des choses cachées et d'une histoire du monde soumise à l'emprise de secrets non révélés (vagues suppositions qui m'ont fait raconter, chanter en logorrhées et écrire).
Cette notion m'est née de ma quête existentielle révélée par l'intérêt que j'ai eu à contempler une exoplanète: Epsilon Eridani et sur la question de la place de notre planète dans notre voie lactée (notre soleil étant pour moi un Astre dont la Terre n'en est que le miroir) et plus généralement sur la vie dans le Cosmos. J'ai entrepris de calculer cette puissance irrationnelle à partir d'un nombre témoin: le nombre Kij.
